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Vous avez un large toit industriel ou agricole, si vous le couvrez de panneaux solaires photovoltaïques… c’est un placement entre 5 et 10% par an pendant 20 ans !! 1. Vous bénéficiez du tarif de rachat de 0,30 € + la prime d’intégration au bâti de 0,25 €, soit 0,55 €/KWh/an (année 2006) , réactualisé à 0,60 € en 2009 : a. Votre installation sera éligible à la « prime d’intégration au bâti », dès lors que les panneaux et leur système d’ancrage à la charpente existante constituent un « tout industriel prêt à poser ». L’installateur retire donc vos plaques d’Everit, tuiles ou autres bacs acier en place.
Télécharger le guide d'intégration 2007 de la DIDEME
2. L’engagement de rachat par EDF de votre production électrique est inscrit dans un contrat commercial pour une période de 20 ans avec une révision du prix tous les ans à la date anniversaire de la mise en service suivant la formule : L= 0,4 + 0,3 ICHTTS1 + 0,3 PPEI ICHTTS1o PPEIo
où ICHTTS = indice du coût horaire du travail dans les industries mécaniques et électriques, PPEI = indice des prix à la production de l’industrie et des services aux entreprises pour l'ensemble de l'industrie.
3. Votre toit a une surface de 30 à 40 m², vous pouvez réaliser l’opération en tant que particulier pour bénéficier du crédit d’impôt et de la TVA à 5,5 % sur les 3 premiers KWc (à condition toutefois que ce toit soit déclaré et situé sur la parcelle de votre résidence principale).
4. Votre toit a une surface bien plus importante (100 m² par exemple ou plus), vous avez tout intérêt à réaliser cette opération au titre d’une entreprise (existante ou à créer), vos avantages seront bien plus nombreux.
5. Prenons l’exemple d’une toiture de 200 m² dans le sud de la France (zone 4), exposée sud, avec une pente de 20° et une réactualisation du tarif d’achat de 2 % par an pendant 20 ans. a. Couverture avec des panneaux silicium polycristallin, puissance de 125Wc/m² : nous aurons donc 25KWc sur le toit (en Zone 1 sur les grands toits, il faudrait refaire ce calcul avec des panneaux couches minces), b. admettons qu’un tel projet ait un coût total en 2009 d’environ 140000 € HT, hors raccordement EDF, c. ce toit de hangar va générer, en zone 4, une production de 32000KWh/an soit un revenu annuel de 19200€ la première année, et sur les 7 premières années un revenu moyen de 20540 €, soit un retour de l’investissement sur 7 ans, d. sur 20 ans avec la révision annuelle du tarif le revenu moyen de ce toit sera de 23040 €, sachant que l’installation va produire de l’énergie pendant 30 ans environ (les panneaux sont garantis 25 ans). On peut prendre au bout de 20 ans la valeur résiduelle de l'installation à 10%, ceci conduit à un gain brut de 334800€ soit un taux de rentabilité brut annuel de 12%. e. Ce calcul tient compte du vieillissement des panneaux mais non pas de frais de maintenance éventuels sur l’onduleur ni des frais financiers. f. Prenons un coût de maintenance sur 20 ans de 20000€ (changement onduleurs au bout de 10 ans, 3 modules de rechange et frais de MO), g. Prenons un financement total à 5% sur 15 ans, soit environ 260€/an par 10K€ emprunté, h. notre gain brut devient 334800€ - 74600€ = 260200€ soit un taux de rentabilité annuel de 9%, h. NOTA : en ZONE 1 ce taux serait de 6% avec une production 20% inférieure. 6. Considérons maintenant les gains fiscaux que va réaliser la société propriétaire du toit. a. Tout d’abord, elle va récupérer la TVA liée à l’investissement, b. Si la société a réalisé des gains exceptionnels dans l’année courante, elle sera autorisée à amortir exceptionnellement tout l’investissement dès la première année, sinon elle négociera avec son centre des Impôts la durée d’amortissement appropriée. c. Si la société contracte un crédit pour financer en grande partie l’opération (crédit-bail par exemple), elle sera autorisée à passer les loyers de son crédit en charges. Et si le montant annuel des loyers est équivalent au montant du revenu annuel de EDF, la société financer une grande partie du projet sans toucher à sa trésorerie pendant une dizaine d’années. d. Un calcul sur la durée du contrat de 20 ans montre qu’en zone 4 une telle opération est équivalente à un placement financier d’une rentabilité annuelle de 8% environ. A titre de comparaison en zone 2 la rentabilité devrait être de 6 à 7%... document sur amortissement exceptionnel de la DGI matériels éligibles à l'amortissement exceptionnel contrat de raccordement EDF pour installation infouegale 36KVA 7. En conclusion, ce type de projet est l’application la plus rentable du photovoltaïque en France pour l’instant, et tellement rentable qu’il est quasiment certain que l’Etat va limiter le tarif sur les grandes surfaces d’ici fin 2010 : a. Le choix des panneaux solaires est important, le silicium est encore la solution avec le meilleur rapport qualité/prix/rentabilité, sur les zones 3 et 4. b. Les systèmes de fixation appropriés éligibles à la prime d’intégration dans le futur : - le châssis SOLRIF (voir tuiles solaires Solar Fabrik), chaque module est auto-intégrable et auto-étanche (il n’y a pas plus intégré puisque module et fixations sont liés en usine),
- certains bacs aciers découpés en usine à la dimension du module comme le BACSUN,
- les profilés Mecosun certainement également.
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